L’ISM brille au concours des IRSC sur les communautés linguistiques en situation minoritaire

22 juin 2022

L’ISM brille au concours des IRSC sur les communautés linguistiques en situation minoritaire

Nombreux.se chercheurs.es de l’ISM ont reçu des subventions de la part des Instituts de recherche de Santé du Canada (IRSC) afin de soutenir leurs différents projets dans le cadre du concours portant sur l’amélioration de la recherche en soin de santé des communautés en situations minoritaires au Canada. 

Représenté dans 5 projets sur 11 retenus, l’ISM réalise un taux de 45% à ce concours. L’Institut du Savoir Montfort affirme ainsi à travers son département de recherche, son statut de pionnier de la mobilisation et la valorisation des savoirs en français. 

Une communauté de recherche pour améliorer les services de santé pour les communautés francophones en situation minoritaire au Canada.

Financé à hauteur de 100 000$, ce projet est mené par Dre Lise Bjerre, titulaire de la chaire en médecine familiale, Dre Marie-Hélène Chomienne, Dr Alain Gauthier , Dre Josette-Renée Landry, Dr Denis Prud’Homme, Dr Peter Tanuseputro, soutenu par un groupe de chercheurs.es. Il vise à construire et valider un outil de référence sur les informations linguistiques afin de favoriser la collaboration en matière de recherche qui permettra d’améliorer les services de santé offerts aux francophones vivant en situation minoritaire au Canada. Cet objectif sera atteint en rassemblant un réseau national de chercheurs.es et de collaborateurs travaillant sur ou intéressés.es par l’étude de la santé et des soins de santé des communautés francophones en situation minoritaire. Le réseau produira des recommandations et des outils pour renforcer la capacité de recherche et la collaboration à travers le Canada. 

Effet d’une intervention de coaching sur le bien-être et la détresse des médecins francophones dans les communautés de langue officielle: un essai contrôlé randomisé.

Ce projet a reçu une subvention de 100 000$ et est mené par le Dr Sylvain Boet, Dre Manon Denis Leblanc et collègues. Le but est d’évaluer le coaching de vie sur la qualité de vie, la détresse et l’épuisement professionnel chez les médecins francophones des communautés francophones en situation minoritaire au Canada. Pour se faire, les chercheurs.es mèneront une étude dans laquelle les médecins francophones au service des patients francophones en situation minoritaire seront répartis au hasard en deux groupes : soit ils recevront du coaching par un coach professionnel (groupe intervention), soit aucune intervention (groupe témoin). Les participants du groupe coaching recevront un total de 3,5 heures de coaching en séances réparties sur 5 mois. Les participants du groupe témoin ne recevront aucune intervention.

Le coaching par des coachs professionnels certifiés est une solution prometteuse, concrète et immédiatement applicable qui peut soutenir le bien-être des médecins francophones œuvrant dans des communautés francophones en situation minoritaire. En réduisant la détresse et l’épuisement professionnel des médecins francophones, le coaching peut améliorer l’offre et la qualité des soins en français pour les patients francophones en situation minoritaire. 

Comprendre les obstacles à l’accès aux soins de santé et les besoins en matière d’information sur la santé et les ressources communautaires des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada, en explorant l’interaction entre le statut de langue minoritaire et les contextes culturels et communautaires.

Menée par Dre Sharon Johnston, Dre Sylvie Grosjean, Dr William Hogg et collègues, cette étude effectuera une analyse secondaire des données rapportées par les patients afin d’examiner les obstacles à l’accès aux soins de santé ainsi que les besoins en information sur la santé et les ressources communautaires des membres des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) au Canada. Elle tiendra compte de l’intersectionnalité du statut de langue minoritaire et des contextes culturels et communautaires. Cette étude passera par des analyses de méthodes mixtes sur les données combinées de deux études d’évaluation transversales répétées en cours, auxquelles participent 340 fournisseurs de soins primaires s’occupant d’environ 450 000 patients. Cette étude a reçu une subvention de 99 740$  

Remédier à la pénurie de ressources professionnelles au sein des CLOSM : renforcement des stratégies de recrutement et de rétention au profit des communautés francophones et acadiennes du Nouveau-Brunswick.

Le  Dr Martin Lauzier, en collaboration avec une équipe de chercheurs.es de l’Université de Moncton, dirigée par la professeure Stéphanie Collins, étudiera bientôt les enjeux liés à la rétention et à la fidélisation du personnel de santé dans les communautés linguistiques minoritaires (communément appelées CLOSM). Ce projet a récemment été financé par les IRSC pour un montant total de 97 357 $. Le Dr Martin Lauzier est impliqué dans cet important projet de recherche par le biais de sa Chaire de recherche Addoceo, en développement des ressources humaines en santé (ISM-UQO). 

Depuis 2008, le Réseau de santé Vitalité (Réseau), dont la langue de fonctionnement est le français, dessert des CLOSM réparties dans quatre zones géographiques. Or, une centaine de postes de médecins et environ deux cents postes d’infirmières immatriculées sont à pourvoir sur le territoire administré par le Réseau. Devant cette réalité, cumulée à la crise sanitaire actuelle, il est impératif de renforcer les stratégies de recrutement et de rétention du réseau pour assurer sa viabilité et maintenir des services et soins de santé qui répondent aux besoins des CLOSM. Dans une dynamique de co-création de connaissances, ce groupe de chercheur a ainsi établi un partenariat auprès dudit réseau. Les résultats de cette étude permettront à notre partenaire d’identifier et de mettre en œuvre des solutions concrètes qui émanent de son contexte afin d’augmenter le taux de recrutement et de favoriser le maintien des professionnels en poste. 

Effet de la langue utilisée lors de l’évaluation cognitive auprès de francophones en situation minoritaire présentant divers niveaux de bilinguisme : vers l’élaboration de lignes directrices pour le dépistage sécuritaire des troubles cognitifs à l’aide du Montreal Cognitive Assessment (MoCA). 

Co-titulaire de la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa et de l’Institut du Savoir Montfort sur la santé des francophones de l’Ontario, Dre Jacinthe Savard mènera ce projet de recherche avec la Dre Geneviève Lemay, la Dre Katrine Sauvé-Schenk et collègues. Ce projet vise à identifier l’effet de la langue utilisée lors d’une évaluation cognitive (MoCA) avec des participants bilingues. Spécifiquement, le projet cherche à évaluer si les résultats au MoCA passé en français diffèrent de ceux passés en anglais pour des francophones en milieu linguistique minoritaire, en fonction du degré de bilinguisme du participant et de son niveau de fonctionnement cognitif. L’étude recrutera 200 participants de plus de 55 ans qui répondront à des questions au sujet de leur profil de bilinguisme (âge d’acquisition, utilisation et compétence dans chacune des deux langues), passeront le MoCA dans les deux langues et des évaluations objectives de leur compétence linguistique dans les deux langues. Les résultats serviront à suggérer des lignes directrices pour l’évaluation des personnes bilingues. Ce projet a reçu une subvention de 90 989$.

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